La trappe de résilience contrariée : Survie politique, stabilisation externe et non-transformation structurelle dans les États fragiles
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.19855453Keywords:
États fragiles ; transformation structurelle ; résilience ; chocs politiques ; contrôle synthétique ; stabilisation externe ; trappe de développementAbstract
Cet article examine les effets des chocs politiques sur la croissance et la transformation structurelle dans un contexte de fragilité persistante, à partir du cas du Mali (1990–2023). Il mobilise une stratégie contrefactuelle combinant contrôle synthétique et analyse en séries temporelles afin d’estimer les trajectoires en l’absence du choc de 2012. Les résultats mettent en évidence une dissociation robuste : le choc produit un effet négatif mais transitoire sur la croissance, tandis qu’il engendre une détérioration persistante de la transformation structurelle. Cette divergence indique que la résilience macroéconomique ne se traduit pas en dynamique de transformation productive. Pour interpréter ce résultat, l’article propose le cadre de la trappe de résilience contrariée, dans lequel les mécanismes de stabilisation — notamment externes — relâchent la contrainte de court terme tout en affaiblissant les incitations à l’accumulation de capacités. Les résultats sont compatibles avec ce mécanisme sans en établir une identification causale stricte. L’article requalifie ainsi la résilience comme une propriété non monotone et propose une lecture en termes d’arbitrage intertemporel.
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